{"id":2877,"date":"2024-07-24T23:39:14","date_gmt":"2024-07-24T21:39:14","guid":{"rendered":"http:\/\/obkgqww.cluster023.hosting.ovh.net\/?page_id=2877"},"modified":"2025-10-27T18:39:56","modified_gmt":"2025-10-27T17:39:56","slug":"berlioz-vu-par","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.berlioz-anhb.com\/index.php\/mieux-connaitre-berlioz\/berlioz-vu-par\/","title":{"rendered":"Berlioz vu par&#8230;"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>&#8230; ses contemporains<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table is-style-stripes\"><table><tbody><tr><td><strong>Heinrich HEINE&nbsp;<\/strong><em>De tout un peu<\/em>.&nbsp;<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"20\" height=\"22\" src=\"http:\/\/berlioz-anhb.com\/images\/commun\/spacer.gif\">&nbsp;<br>[\u2026] Sa direction d\u2019esprit est le fantastique, uni non pas au sentiment, mais bien \u00e0 la sentimentalit\u00e9&nbsp;: il a de grandes analogies avec Callot, Gozzi et Hoffmann. C\u2019est ce qu\u2019indique d\u00e9j\u00e0 son apparence ext\u00e9rieure.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Jules BARBEY d\u2019AUREVILLY<\/strong>\u00a0<em>Berlioz<\/em>.<br>Artiste \u00e9norme, c\u0153ur aux col\u00e8res de Samson contre les Philistins, il ne d\u00e9col\u00e9ra jamais un seul jour, une seule minute de sa vie. Comment se serait-il apais\u00e9\u00a0?\u2026 Il n\u2019avait pas ce qui apaise. Homme sans foi de ces jours mauvais, il ne connaissait, comme les artistes de ce temps, que le Beau pour tout Dieu, le Beau qu\u2019ils produisent\u2026<\/td><\/tr><tr><td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"104\" height=\"106\" src=\"http:\/\/berlioz-anhb.com\/images\/berlioz\/ernst.jpg\"><br><strong>Heinrich Wilhelm ERNST\u00a0<\/strong><em>Lettre \u00e0 Johann Friedrich Kittl, 17\u00a0d\u00e9cembre 1845<\/em>. <br>C\u2019est un grand homme et il m\u00e9rite vraiment que tous ceux qui sont gens de progr\u00e8s, s\u2019int\u00e9ressent vivement \u00e0 lui.<\/td><\/tr><tr><td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"104\" height=\"106\" src=\"http:\/\/berlioz-anhb.com\/images\/berlioz\/gautier.jpg\"><br><strong>Th\u00e9ophile GAUTIER&nbsp;<\/strong><em>Journal Officiel, 16 mars 1869.<\/em>&nbsp;<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"20\" height=\"22\" src=\"http:\/\/berlioz-anhb.com\/images\/commun\/spacer.gif\"><br>Personne n\u2019a eu \u00e0 l\u2019art un d\u00e9vouement plus absolu et ne lui sacrifia si compl\u00e8tement sa vie.<br><br><\/td><\/tr><tr><td><strong>Joseph JOACHIM<\/strong>\u00a0<em>Lettre \u00e0 son \u00e9pouse, 17 mars 1869.<\/em><br>Quel dommage qu\u2019il n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 allemand et que sa profondeur ait \u00e9t\u00e9 en conflit avec sa volont\u00e9 de succ\u00e8s (un succ\u00e8s qu\u2019il ne pouvait trouver dans ce Paris doucereux). Cet homme \u00e9tait une grande \u00e9nigme.\u00a0\u00a0<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>&#8230; ses pairs<\/strong><br><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table is-style-stripes\"><table><tbody><tr><td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"104\" height=\"106\" src=\"http:\/\/berlioz-anhb.com\/images\/berlioz\/wagner.jpg\"><br><strong>Richard WAGNER<\/strong>&nbsp;<em>Ma Vie.<\/em><br>Je compris alors la grandeur et l\u2019\u00e9nergie de cette nature d\u2019artiste incomparable, unique au monde.<\/td><\/tr><tr><td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"104\" height=\"113\" src=\"http:\/\/berlioz-anhb.com\/images\/berlioz\/gounod.jpg\"><br><strong>Charles GOUNOD<\/strong>\u00a0<em>Lettre \u00e0 C\u00e9cile Rhon\u00e9, 10 ao\u00fbt 1862<\/em>.<br>Il y a dans Berlioz deux hommes, deux \u00eatres\u00a0; 1\u00b0 un enfant (gar\u00e7on et fille) adorable de charme, de douceur, de tendresse, d\u2019abandon na\u00eff \u2013 2\u00b0 un \u00eatre fait (homme et femme), br\u00fblant, passionn\u00e9, profond, penseur et r\u00eaveur, souvent emport\u00e9 jusqu\u2019au vertige et souvent raisonneur jusqu\u2019\u00e0 la subtilit\u00e9. C\u2019est, je crois, dans cette dualit\u00e9 d\u2019organisation (si l\u2019on peut dire) qu\u2019il faut chercher l\u2019explication du peu de succ\u00e8s de Berlioz en g\u00e9n\u00e9ral, aupr\u00e8s de ce qu\u2019on appelle le public. Le public ne veut pas qu\u2019on lui demande un travail\u00a0: il ne cherche pas \u00e0 comprendre\u00a0: il veut sentir, et sentir de suite\u00a0: il n\u2019est pas d\u00e9go\u00fbt\u00e9\u00a0!\u2026 Or dans Berlioz il y a souvent une contexture musicale difficilement saisissable pour le public qui revient toujours \u00e0 ses moutons\u00a0: Berlioz a oubli\u00e9 ou plut\u00f4t d\u00e9daign\u00e9 de faire contr\u00f4ler sa musique\u00a0; c\u2019est l\u00e0 de l\u2019or qui n\u2019est pas monnay\u00e9\u00a0; donc il ne circule pas. Malheureusement (et c\u2019est l\u00e0 le chagrin dans les arts) il faut mener sa pens\u00e9e chez le tailleur avant de la montrer au public\u00a0; on ne peut pas para\u00eetre avec la forme qu\u2019on a\u00a0; il faut se v\u00eatir de la formule qu\u2019on n\u2019a pas\u00a0; alors, on est ce qu\u2019on appelle \u00ab\u00a0comme il faut\u00a0\u00bb\u00a0; on est pr\u00e9sentable, on est re\u00e7u\u00a0! \u2013 Oh honte\u00a0! Est-ce qu\u2019on ne se d\u00e9cidera pas \u00e0 pendre ces modistes\u00a0!!!<\/td><\/tr><tr><td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"104\" height=\"113\" src=\"http:\/\/berlioz-anhb.com\/images\/berlioz\/moussorgski.jpg\"><br><strong>Modeste MOUSSORGSKI<\/strong>\u00a0<em>Lettre \u00e0 Vladimir Stassov, 18 octobre 1872<\/em>.<br>En po\u00e9sie, il existe deux colosses\u00a0: le grossier Hom\u00e8re et le subtil Shakespeare\u00a0; en musique, il y a aussi deux colosses\u00a0: Beethoven, le penseur, et Berlioz, l\u2019ultrapenseur.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Ernest CHAUSSON<\/strong>&nbsp;<em>Journal, 3 novembre 1875.<\/em><br>Mon admiration pour Berlioz est toute naturelle [\u2026]. Je sens que quand m\u00eame le monde entier serait contre moi, mon admiration serait toujours la m\u00eame. Et comment pourrais-je ne pas aimer cet homme qui me fait verser des larmes, qui me procure les plus douces jouissances peut-\u00eatre de la Vie&nbsp;?<\/td><\/tr><tr><td><strong>Hugo WOLF<\/strong>&nbsp;<em>Musikalische Kritiken, 1886.<\/em>&nbsp;<br>Pauvre Berlioz, bafou\u00e9 et calomni\u00e9.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Emmanuel CHABRIER<\/strong>\u00a0<em>Lettre \u00e0 Georges Costallat,\u00a017 juillet 1887.<\/em><br>Berlioz, fran\u00e7ais avant tout (il n\u2019\u00e9tait pas vieux-jeu \u00e0 son \u00e9poque) en mettait-il de la vari\u00e9t\u00e9, de la couleur, du rythme dans <em>La Damnation de Faust<\/em>, <em>Rom\u00e9o<\/em>, <em>L\u2019Enfance du Christ<\/em>\u00a0! \u2013 \u00c7a manque d\u2019unit\u00e9, vous r\u00e9pond-on\u00a0! \u2013 Moi je r\u00e9ponds Merde\u00a0!<\/td><\/tr><tr><td><strong>Camille SAINT-SA\u00cbNS<\/strong>\u00a0<em>Portraits et Souvenirs,\u00a01901.<\/em><br>Un paradoxe fait homme, tel fut Berlioz. S\u2019il est une qualit\u00e9 qu\u2019on ne peut refuser \u00e0 ses \u0153uvres, que ses adversaires les plus acharn\u00e9s ne lui ont jamais contest\u00e9e, c\u2019est l\u2019\u00e9clat, le coloris prodigieux de l\u2019instrumentation. Quand on l\u2019\u00e9tudie en cherchant \u00e0 se rendre compte des proc\u00e9d\u00e9s de l\u2019auteur, on marche d\u2019\u00e9tonnements en \u00e9tonnements. Celui qui lit ses partitions sans les avoir entendues ne peut s\u2019en faire une id\u00e9e\u00a0; les instruments paraissent dispos\u00e9s en d\u00e9pit du sens commun\u00a0; il semblerait, pour employer l\u2019argot du m\u00e9tier, que cela ne d\u00fbt pas sonner\u00a0; et cela sonne merveilleusement. S\u2019il y a peut-\u00eatre, \u00e7\u00e0 et l\u00e0, des obscurit\u00e9s dans le style, il n\u2019y en a pas dans l\u2019orchestre\u00a0; la lumi\u00e8re l\u2019inonde et s\u2019y joue comme dans les facettes d\u2019un diamant.<br>Avec sa nature sup\u00e9rieure, il ne pouvait aimer la vulgarit\u00e9, la grossi\u00e8ret\u00e9, la f\u00e9rocit\u00e9, l\u2019\u00e9go\u00efsme qui jouent un r\u00f4le si consid\u00e9rable dans le monde et dont il avait \u00e9t\u00e9 si souvent victime. On doit aimer l\u2019humanit\u00e9 dont on fait partie, travailler si l\u2019on peut \u00e0 son am\u00e9lioration, aider au progr\u00e8s\u00a0; c\u2019est ce que Berlioz, dans sa sph\u00e8re d\u2019activit\u00e9, a fait autant que personne en ouvrant \u00e0 l\u2019art des voies nouvelles, en pr\u00eachant toute sa vie l\u2019amour du beau et le culte des chefs-d\u2019\u0153uvre.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Jules MASSENET<\/strong><br><em>Discours inaugural prononc\u00e9 au nom de l\u2019Institut aux f\u00eates de Berlioz \u00e0 Monaco, 7 mars 1903.<\/em><br>Nous devons tous \u00e0 Berlioz la reconnaissance que l\u2019on doit \u00e0 un bienfaiteur, \u00e0 un dispensateur de gr\u00e2ce et de beaut\u00e9.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Gabriel FAUR\u00c9<\/strong>\u00a0<em>1921.<\/em><br>On peut \u00eatre r\u00e9fractaire \u00e0 la musique de Berlioz\u00a0: on ne peut pas l\u2019aimer \u00e0 demi.<br><\/td><\/tr><tr><td><strong>Gabriel PIERN\u00c9<\/strong>\u00a0<em>1935.<\/em><br>Berlioz, le Berlioz de la <em>Symphonie fantastique<\/em>, des Ouvertures de <em>Benvenuto<\/em>, du <em>Carnaval<\/em>, des fragments symphoniques de <em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em>, de la <em>Damnation <\/em>occupe une place exceptionnelle\u00a0: s\u2019il est facile de classer certains compositeurs et de d\u00e9terminer quelle fut leur influence dans la Musique du XIXe si\u00e8cle, Berlioz, par son temp\u00e9rament, sa v\u00e9h\u00e9mence, l\u2019\u00e2pret\u00e9, la fougue de ses id\u00e9es, la r\u00e9alisation inattendue de ses harmonies et parfois la maladresse de son \u00e9criture \u00e9chappe \u00e0 toute classification\u00a0; Berlioz reste et restera un isol\u00e9 sublime.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>&#8230; \u00c9mile Zola<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table is-style-stripes\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"206\" height=\"170\" src=\"http:\/\/berlioz-anhb.com\/images\/berlioz\/zola.jpg\"><br>Berlioz a mis de la litt\u00e9rature dans son affaire. C\u2019est l\u2019illustrateur musical de Shakespeare, de Virgile et de Goethe. Mais quel peintre\u00a0! Le Delacroix de la musique, qui a fait flamber les sons, dans des oppositions fulgurantes de couleurs. Avec \u00e7a, la f\u00ealure romantique au cr\u00e2ne, une religiosit\u00e9 qui l\u2019emporte, des extases par-dessus les cimes. Mauvais constructeur d\u2019op\u00e9ra, merveilleux dans le morceau, exigeant trop parfois de l\u2019orchestre qu\u2019il torture, ayant pouss\u00e9 \u00e0 l\u2019extr\u00eame la personnalit\u00e9 des instruments, dont chacun pour lui repr\u00e9sente un personnage. Ah\u00a0! ce qu\u2019il a dit des clarinettes\u00a0: \u00ab\u00a0Les clarinettes sont les femmes aim\u00e9es \u00bb, ah\u00a0! cela m\u2019a toujours fait couler un frisson sur la peau\u2026<br><br><em>L\u2019\u0152uvre, 1886<\/em>.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>&#8230; Romain Rolland<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"206\" height=\"170\" src=\"http:\/\/berlioz-anhb.com\/images\/berlioz\/rolland.jpg\"><br>Une seule de ses \u0153uvres [\u2026] r\u00e9v\u00e8le plus de g\u00e9nie, je ne crains pas de le dire, que toute la musique fran\u00e7aise de son si\u00e8cle. Je comprendrais encore qu\u2019on le discut\u00e2t au pays de Beethoven et de Bach. Mais chez nous, qu\u2019a-t-on \u00e0 lui opposer\u00a0? Gluck fut un bien plus grand homme. Et aussi C\u00e9sar Franck. Ils ne furent jamais des musiciens de sa taille.<br>Si le g\u00e9nie est la force cr\u00e9atrice, je n\u2019en vois de cette trempe pas plus de quatre ou cinq dans le monde\u00a0; et quand j\u2019ai nomm\u00e9 Beethoven, Mozart, Bach, Haendel et Wagner, je ne lui connais dans l\u2019art musical pas un sup\u00e9rieur, et m\u00eame pas un \u00e9gal.<br><br><em>Musiciens d\u2019autrefois, 1908<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>&#8230; des personnalit\u00e9s du XXe si\u00e8cle<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table is-style-stripes\"><table><tbody><tr><td colspan=\"5\"><strong>Albert ROUSSEL<\/strong>\u00a0<em>1935.<\/em><br>L\u2019influence de Berlioz sur la musique du XIXe si\u00e8cle a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rable. Issue du mouvement romantique qui domina la plus grande partie de ce si\u00e8cle, son \u0153uvre exer\u00e7a sur les jeunes compositeurs, aussit\u00f4t apr\u00e8s sa mort, c\u2019est \u00e0 dire au moment o\u00f9 l\u2019on commen\u00e7a \u00e0 rendre justice \u00e0 son g\u00e9nie, une fascination qui \u00e9tait due autant \u00e0 la puissance de sa personnalit\u00e9 qu\u2019 \u00e0 tout ce que cette musique apportait de nouveau dans son esprit, dans la forme de ses d\u00e9veloppements, dans la magie de son orchestration. C\u2019est moderne, au moins jusqu\u2019\u00e0 ces derniers temps. Avec le triomphe de Wagner, plus tard avec la r\u00e9action debussyste, l\u2019influence de Berlioz se trouva sensiblement diminu\u00e9e. Son art est d\u2019ailleurs trop intimement li\u00e9 au sort du romantisme pour qu\u2019on puisse pr\u00e9dire \u00e0 cette influence un renouveau qui me semble assez improbable. Berlioz n\u2019en reste pas moins un des jalons les plus marquants dans l\u2019histoire de la musique. Ainsi que le disait Voltaire, parlant d\u2019un auteur beaucoup plus ancien, \u00ab\u00a0s\u2019il n\u2019existait pas, il faudrait l\u2019inventer\u00a0\u00bb.<\/td><\/tr><tr><td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"104\" height=\"113\" src=\"http:\/\/berlioz-anhb.com\/images\/berlioz\/milhaud.gif\"><br><strong>Darius MILHAUD&nbsp;<\/strong><em>1935.<\/em><br>L\u2019influence de Berlioz a \u00e9t\u00e9 le seul rempart capable de maintenir intacte notre tradition nationale, sensiblement compromise par les poisons affreux que Wagner a d\u00e9vers\u00e9 sur les musiciens de sa g\u00e9n\u00e9ration. L\u2019influence de Berlioz restera pour nous un symbole de mesure dans le romantisme, de perfection dans la forme, mis au service d\u2019un souffle g\u00e9nial, v\u00e9ritable \u00e9l\u00e9ment de la nature, qu\u2019aucun exc\u00e8s, aucune faute de go\u00fbt ne d\u00e9parent. Il me semble impossible que tout esprit latin ne donne pas toute la T\u00e9tralogie pour une page des Troyens.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Olivier MESSIAEN<\/strong><br>[\u2026] et enfin permettez-moi de prononcer, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019influence, le nom de mon auteur favori, pour moi du plus grand de tous les musiciens. Je veux parler de Hector Berlioz. Je suis un des rares musiciens fran\u00e7ais \u00e0 reconna\u00eetre le plus grand musicien fran\u00e7ais, et \u00e0 aimer Hector Berlioz, non seulement pour <em>La Damnation de Faust<\/em>, la <em>Symphonie fantastique<\/em>, mais pour son \u0153uvre la plus g\u00e9niale\u00a0: je veux parler de <em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em>.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Antoine GOL\u00c9A\u00a0<\/strong><em>Rencontres avec Olivier Messiaen, 1960.<\/em>\u00a0<br>[\u2026] on parle le plus souvent de Berlioz sans conna\u00eetre sa r\u00e9elle importance. Je ne pense m\u00eame pas, en vous disant cela, \u00e0 ceux qui le d\u00e9testent et qui trouvent qu\u2019il n\u2019a jamais su \u00e9crire de la musique, qui parlent de ses fausses basses et qui, le trouvant atteint de la maladie du gigantisme germanique, lui refusent la qualit\u00e9 de musicien fran\u00e7ais. Ceux-l\u00e0, ce n\u2019est m\u00eame pas la peine de s\u2019en occuper. Non, je parle de ceux qui l\u2019aiment, qui l\u2019admirent comme une incarnation du romantisme par exemple. Bien s\u00fbr, ils n\u2019ont pas tort. Mais il y a aussi tout \u00e0 fait autre chose dans Berlioz\u00a0: un extraordinaire pr\u00e9curseur, un visionnaire du son, de la couleur, de l\u2019\u00e9largissement de la palette des timbres. Il y a dans <em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em>, dans la <em>Symphonie fantastique<\/em>, dans le <em>Requiem<\/em>, des passages qui n\u2019ont plus rien \u00e0 voir avec la musique du XIXe si\u00e8cle\u00a0; des passages qui sont d\u00e9j\u00e0 de la musique concr\u00e8te\u2026 La v\u00e9ritable importance de Berlioz r\u00e9side dans ses vues proph\u00e9tiques d\u2019une musique qui vit et cro\u00eet sous nos yeux.\u00a0\u00a0<\/td><\/tr><tr><td><strong>Henry BARRAUD<\/strong><em>&nbsp;Hector Berlioz, 1979.<\/em>&nbsp;<br>On cherchait un musicien. On trouve un homme. Un homme si attachant que de la curiosit\u00e9 on passe bien vite \u00e0 l\u2019estime, et de l\u2019estime \u00e0 la tendresse. \u00c0 la tendresse et \u00e0 l\u2019admiration.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8230; ses contemporains Heinrich HEINE&nbsp;De tout un peu.&nbsp;&nbsp;[\u2026] Sa direction d\u2019esprit est le fantastique, uni non pas au sentiment, mais bien \u00e0 la sentimentalit\u00e9&nbsp;: il a de grandes analogies avec [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3243,"parent":16,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-2877","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.berlioz-anhb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2877","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.berlioz-anhb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.berlioz-anhb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.berlioz-anhb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.berlioz-anhb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2877"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.berlioz-anhb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2877\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4571,"href":"https:\/\/www.berlioz-anhb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2877\/revisions\/4571"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.berlioz-anhb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/16"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.berlioz-anhb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3243"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.berlioz-anhb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2877"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}