{"id":2799,"date":"2024-07-22T22:27:42","date_gmt":"2024-07-22T20:27:42","guid":{"rendered":"http:\/\/obkgqww.cluster023.hosting.ovh.net\/?page_id=2799"},"modified":"2025-09-30T17:17:54","modified_gmt":"2025-09-30T15:17:54","slug":"berlioz-en-bref","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.berlioz-anhb.com\/index.php\/mieux-connaitre-berlioz\/berlioz-en-bref\/","title":{"rendered":"Berlioz en bref"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-left\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"109\" height=\"141\" src=\"https:\/\/optimediaplus.info\/berlioz-anhb\/images\/berlioz\/portrait_bio_1.gif\"><\/p>\n\n\n\n<p>Hector Berlioz na\u00eet le 11 d\u00e9cembre 1803 \u00e0 La C\u00f4te-Saint-Andr\u00e9, petite ville situ\u00e9e entre Lyon et Grenoble. Son p\u00e8re, m\u00e9decin, le destine \u00e0 la m\u00eame carri\u00e8re et se charge de le pourvoir du bagage scientifique, litt\u00e9raire et artistique d\u2019un enfant de bonne famille. Le jeune Hector re\u00e7oit ainsi une \u00e9ducation humaniste, \u00e9tudie la fl\u00fbte et la guitare, puis commence \u00e0 composer des romances. L\u2019<em>\u00c9n\u00e9ide<\/em>&nbsp;de Virgile et un premier amour pour une jeune fille pr\u00e9nomm\u00e9e Estelle (de cinq ans son a\u00een\u00e9e) marqueront \u00e0 jamais son imagination.<\/p>\n\n\n\n<p>Berlioz arrive \u00e0 Paris en 1821 et s\u2019inscrit \u00e0 la facult\u00e9 de m\u00e9decine. Mais il abandonne tr\u00e8s vite ses \u00e9tudes apr\u00e8s avoir subi une r\u00e9v\u00e9lation en assistant \u00e0 des repr\u00e9sentations des&nbsp;<em>Dana\u00efdes<\/em>&nbsp;de Salieri et d\u2019<em>Iphig\u00e9nie en Tauride<\/em>&nbsp;de Gluck \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra. Apr\u00e8s Gluck, qui restera l\u2019un de ses dieux, il d\u00e9couvre Weber et le&nbsp;<em>Faust<\/em>&nbsp;de Goethe. Ses partitions ult\u00e9rieures se souviendront de ces enthousiasmes successifs. Le g\u00e9nie de Shakespeare lui appara\u00eet sous les traits d\u2019une com\u00e9dienne irlandaise, Harriet Smithson, incarnation d&#8217;Ophelia dans&nbsp;<em>Hamlet<\/em>&nbsp;et de Juliet dans&nbsp;<em>Romeo and Juliet&nbsp;<\/em>; c\u2019est le d\u00e9but d\u2019un amour ardent qui conna\u00eetra bien des p\u00e9rip\u00e9ties. Il d\u00e9couvre Beethoven gr\u00e2ce au chef d\u2019orchestre Habeneck, qui r\u00e9v\u00e8le les symphonies au public parisien \u00e0 partir de 1828.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019abord \u00e9l\u00e8ve particulier de Le Sueur, Berlioz s\u2019inscrit au Conservatoire en 1826. Il compose une&nbsp;<em>Messe solennelle<\/em>&nbsp;qu&#8217;il parvient \u00e0 faire ex\u00e9cuter \u00e0 Saint-Roch en 1825 et 1827, entreprend un op\u00e9ra,&nbsp;<em>Les Francs-Juges&nbsp;<\/em>(dont ne restent que des fragments),<em>&nbsp;Huit sc\u00e8nes de Faust<\/em>, une ouverture pour orchestre inspir\u00e9e de Walter Scott (&nbsp;<em>Waverley&nbsp;<\/em>), des ch\u0153urs et des romances sur des vers de Thomas Moore (<em>Irlande<\/em>). Candidat, d\u00e8s 1827<em>,<\/em> au Concours de Rome, aboutissement des \u00e9tudes de composition,<em> <\/em>il d\u00e9route les jurys par la hardiesse de son inspiration. Malgr\u00e9 les beaut\u00e9s que r\u00e9v\u00e8lent ses cantates \u2014&nbsp;<em>La Mort d\u2019Orph\u00e9e<\/em> (1827),&nbsp;<em>Herminie<\/em> (1828) et <em>Cl\u00e9op\u00e2tre<\/em>&nbsp;(1829), \u2014 le Premier Grand Prix de Rome ne lui sera attribu\u00e9 qu\u2019en 1830 pour &nbsp;<em>La Mort de Sardanapale<\/em>&nbsp; dont la partition (peut-\u00eatre r\u00e9utilis\u00e9e) est perdue. Cette ann\u00e9e est aussi celle de la&nbsp;<em>Symphonie fantastique<\/em>&nbsp;(cr\u00e9\u00e9e le 5 d\u00e9cembre 1830), de ses fian\u00e7ailles avec la pianiste Camille Moke (qui les rompra sans scrupules) et d\u2019une amiti\u00e9 r\u00e9ciproque avec Liszt.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Prix de Rome, assorti d&#8217;un s\u00e9jour de quatre ann\u00e9es en Italie et dans les pays germaniques, contrarie Berlioz qui voit sa carri\u00e8re parisienne bris\u00e9e en plein \u00e9lan. Arriv\u00e9 \u00e0 Rome en tra\u00eenant les pieds, en janvier 1831, il est sensible aux beaut\u00e9s de la ville \u00e9ternelle mais fuit sa \u00ab&nbsp;caserne acad\u00e9mique&nbsp;\u00bb (la Villa M\u00e9dicis) pour de longues escapades dans l\u2019\u00ab&nbsp;Italie sauvage&nbsp;\u00bb, une guitare dans une main, un fusil dans l\u2019autre. Il y compose peu (<em>Le Retour \u00e0 la vie<\/em>, les ouvertures du<em>&nbsp;Roi Lear&nbsp;<\/em>et de<em>&nbsp;Rob Roy<\/em>, la m\u00e9lodie<em>&nbsp;La Captive<\/em>\u2026). Abr\u00e9geant son s\u00e9jour et ignorant l&#8217;Allemagne, il regagne Paris d\u00e8s mai 1832 mais ram\u00e8ne une moisson d\u2019impressions po\u00e9tiques qu\u2019on retrouvera dans nombre de ses partitions \u00e0 venir.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ann\u00e9es qui suivent sont celles de son mariage (avec la com\u00e9dienne Harriet Smithson, qui lui donnera un fils, Louis, en 1834) et de ses d\u00e9buts dans la carri\u00e8re de journaliste (notamment \u00e0 la&nbsp;<em>Revue et Gazette musicale<\/em> <em>de Paris<\/em> et au<em>&nbsp;Journal des d\u00e9bats<\/em>) qu\u2019il poursuivra jusqu\u2019en 1863. Cette activit\u00e9 alimentaire, servie par un rare talent de plume, lui p\u00e8sera bient\u00f4t, mais lui permettra de composer sans souci de rentabilit\u00e9. Car en France, \u00e0 cette \u00e9poque, un musicien n&#8217;avait d&#8217;autre alternative que de s&#8217;imposer comme compositeur d&#8217;op\u00e9ras comiques (et de romances) ou comme virtuose dont les le\u00e7ons, recherch\u00e9es, se paient au prix fort.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la symphonie avec alto principal&nbsp;<em>Harold en Italie<\/em>&nbsp;(1834) succ\u00e8deront deux commandes du gouvernement de Louis-Philippe (le&nbsp;<em>Requiem<\/em>&nbsp;en 1837, la&nbsp;<em>Symphonie fun\u00e8bre et triomphale<\/em>&nbsp;en 1840), ainsi que l\u2019op\u00e9ra&nbsp;<em>Benvenuto Cellini<\/em>&nbsp;(1838), la symphonie dramatique&nbsp;<em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em>&nbsp;(1839) et le recueil de m\u00e9lodies&nbsp;<em>Les Nuits d\u2019\u00e9t\u00e9&nbsp;<\/em> sur des po\u00e8mes de Th\u00e9ophile Gautier.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Berlioz, unanimement reconnu pour l&#8217;originalit\u00e9 de son emploi des ressources de l&#8217;orchestre, n\u2019arrive pas \u00e0 s\u2019imposer \u00e0 Paris comme compositeur d\u2019op\u00e9ra. Parce qu&#8217;il \u00e9vite les formules, on lui d\u00e9nie ce g\u00e9nie m\u00e9lodique qui frappe au contraire l&#8217;auditeur moderne. Il a aussi contre lui les musiciens professionnels qui ne voient que maladresse dans ses sol\u00e9cismes harmoniques.<\/p>\n\n\n\n<p>Figure parisienne flamboyante, il donne \u00e0 sa carri\u00e8re un profil europ\u00e9en que ses passions musicales et litt\u00e9raires, d\u00e9j\u00e0, avaient esquiss\u00e9. Il commence en 1842 \u00e0 sillonner les grandes villes musicales d\u2019Europe avec la jeune chanteuse Marie Recio, qui deviendra sa seconde \u00e9pouse apr\u00e8s la mort d\u2019Harriet (1854). En Allemagne, en Autriche, en Boh\u00eame, en Hongrie, en Russie, Berlioz rencontre un vif succ\u00e8s. Il croit le moment venu de retenter une nouvelle fois sa chance aupr\u00e8s du public parisien. Mais l\u2019\u00e9chec public de&nbsp;<em>La Damnation de Faust<\/em>&nbsp;\u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique (1846) le blesse profond\u00e9ment et le ruine. D\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment exempte de mise en sc\u00e8ne, cette <em>&nbsp;L\u00e9gende dramatique <\/em>exigeait trop de l&#8217;imagination du public. Il faudra attendre le succ\u00e8s de&nbsp;<em>L\u2019Enfance du Christ<\/em>&nbsp;(1854), puis celui du&nbsp;<em>Te Deum<\/em>&nbsp;cr\u00e9\u00e9 lors de l\u2019Exposition universelle (1855), pour que Berlioz, de nouveau, envisage de donner un grand ouvrage \u00e0 Paris&nbsp;: ce sera&nbsp;<em>Les Troyens<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Journaliste, \u00e9crivain, Berlioz publie par ailleurs diff\u00e9rents ouvrages dont, en 1844, un&nbsp;<em>Trait\u00e9 d\u2019instrumentation&nbsp;<\/em>; et commence en 1848, \u00e0 Londres, la r\u00e9daction de ses&nbsp;<em>M\u00e9moires<\/em>, l\u2019un des livres les plus beaux et les plus divers de toute la litt\u00e9rature fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p>Berlioz continue de voyager sans cesse, de Saint-P\u00e9tersbourg \u00e0 Londres. \u00c0 Weimar, o\u00f9 s\u2019est install\u00e9 son ami Liszt, il est le h\u00e9ros de plusieurs \u00ab&nbsp;Semaines Berlioz&nbsp;\u00bb. C\u2019est l\u00e0 que la princesse Carolyne Sayn-Wittgenstein l\u2019encourage \u00e0 \u00e9crire&nbsp;<em>Les Troyens<\/em>, dont il h\u00e9site \u00e0 entreprendre la composition tout en souhaitant secr\u00e8tement se lancer. Il s\u2019y met s\u00e9rieusement \u00e0 partir de 1856, \u00e9crivant lui-m\u00eame le livret. Cette vaste partition inspir\u00e9e de<em> L&#8217;\u00c9n\u00e9ide<\/em>, marque un retour \u00e0 ses premi\u00e8res passions po\u00e9tiques et musicales&nbsp;: Virgile et Gluck. Achev\u00e9 en 1858, refus\u00e9 par l\u2019Op\u00e9ra, l&#8217;ouvrage finit par \u00eatre accept\u00e9 en 1863 par le Th\u00e9\u00e2tre-Lyrique, o\u00f9 il sera scind\u00e9 en deux op\u00e9ras distincts \u00e0 la demande du directeur, L\u00e9on Carvalho. Seul le second de ces op\u00e9ras, intitul\u00e9&nbsp;<em>Les Troyens \u00e0 Carthage<\/em>&nbsp;(qui correspondent aux actes III \u00e0 V de l\u2019op\u00e9ra original), sera repr\u00e9sent\u00e9, le 4 novembre 1863 au prix de s\u00e9v\u00e8res mutilations mais avec un succ\u00e8s sans pr\u00e9c\u00e9dent pour Berlioz&nbsp;: 21 repr\u00e9sentations.<\/p>\n\n\n\n<p>La derni\u00e8re \u0153uvre d\u2019envergure de Berlioz, l\u2019op\u00e9ra-comique&nbsp;<em>B\u00e9atrice et B\u00e9n\u00e9dict<\/em>, ultime hommage \u00e0 Shakespeare, est cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Bade, en Allemagne, en 1862 (ann\u00e9e de la mort de sa seconde \u00e9pouse).<\/p>\n\n\n\n<p>Les derni\u00e8res ann\u00e9es de la vie de Berlioz sont consacr\u00e9es \u00e0 d\u2019ultimes voyages et \u00e0 ce qu\u2019on peut appeler \u00ab&nbsp;le retour \u00e0 Estelle&nbsp;\u00bb, un demi-si\u00e8cle apr\u00e8s l\u2019\u00e9blouissement qu\u2019il a connu au cours de son adolescence. En 1867, la mort de la fi\u00e8vre jaune, \u00e0 La Havane, de son fils, Louis, (\u00e0 l&#8217;aube d&#8217;une carri\u00e8re brillante dans la marine), est une ultime \u00e9preuve pour le musicien, qui s\u2019\u00e9teint \u00e0 Paris le 8 mars 1869.<\/p>\n\n\n\n<p>Il repose dans ce mus\u00e9e romantique \u00e0 ciel ouvert qui a nom cimeti\u00e8re Montmartre.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"109\" height=\"154\" src=\"http:\/\/berlioz-anhb.com\/images\/berlioz\/portrait_bio_2.gif\"><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"109\" height=\"141\" src=\"http:\/\/berlioz-anhb.com\/images\/berlioz\/portrait_bio_3.gif\"><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-button has-custom-width wp-block-button__width-50 is-style-fill\"><a class=\"wp-block-button__link has-cyan-bluish-gray-background-color has-background has-medium-font-size has-custom-font-size wp-element-button\" href=\"https:\/\/www.berlioz-anhb.com\/documents\/AnHB-Connaitre-Berlioz-Bio-Complete.pdf\" style=\"border-radius:20px\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">T\u00e9l\u00e9charger la biographie compl\u00e8te<\/a><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hector Berlioz na\u00eet le 11 d\u00e9cembre 1803 \u00e0 La C\u00f4te-Saint-Andr\u00e9, petite ville situ\u00e9e entre Lyon et Grenoble. 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