Christian WASSELIN, Le Paris de Berlioz.
Paris, Éditions Alexandrines, 2023, 126 p.

Pascal BEYLS, Nancy Berlioz sœur de Berlioz.
Grenoble, P. Beyls, 2022, 474 p.

Peter BLOOM, Berlioz in Time. From Early Recognition to Lasting Renown.
Rochester, Boydell & Brewer, 2022, 374 p. (Eastman Studies in Music, 183)

David CAIRNS, Discovering Berlioz. Essays, Reviews, Talks.
London, Toccata Press, 2019, 400 p.

Cécile REYNAUD, Gisèle Séginger (dir.), Berlioz, Flaubert et l’Orient.
Paris, Le Passage, 2021, 256 p.

BERLIOZ : Les chefs d’œuvre
10 CD Diapason
(publié en 2024)
Sous le titre « Les chefs d’œuvre », le magazine Diapason a réuni là un ensemble d’enregistrements historiques, désormais dans le domaine public, qui constitue le volume XXX de sa Discothèque idéale. On y retrouve les voix de Suzanne Danco, Gérard Souzay, les baguettes de Beecham, Paray, Munch, Monteux, Markevitch, Toscanini, etc.

BERLIOZ : Symphonie fantastique
Orchestre symphonique de la radiodiffusion bavaroise, dir. Colin Davis
1 CD BRSO 900 220
(enregistré sur le vif en 1987, publié en 2024)
Eh oui ! Outre ses enregistrements avec le London Symphony Orchestra, avec le Concertgebouw d’Amsterdam, avec le Philharmonique de Vienne, Sir Colin a aussi gravé la Fantastique avec l’Orchestre de la radio bavaroise, dont il fut directeur musical de 1983 à 1993. Nous n’avons pas encore écouté cet enregistrement, mais le minutage affiche 59’02, dont 18’58 pour la « Scène aux champs ». Seul Marc Minkowski, jusqu’à présent, a fait mieux : 19’34 ! Davis, qui n’a guère changé dans ses conceptions au fil de sa longue carrière, nous intrigue un peu…

BERLIOZ : Le Spectre de la rose (+ Duparc, Koechlin, Debussy, Ravel, Britten)
Orchestre Victor Hugo, dir. Jean-François Verdier
1 CD Alpha 1019
(enregistré en 2023, publié en 2024)
Dans le cadre de son enregistrement intitulé « Reflet », Sandrine Piau nous comble et nous frustre. Avec une aisance, une clarté dans le timbre, une fraîcheur étonnante dans la voix, Sandrine Piau nous offre un Spectre de la rose d’une élégance qui va de soi. Naturel de la diction, intelligence du texte, intuition du tempo juste, tout est là, Jean-François Verdier ajoutant mille délicatesses dans une prestation orchestrale splendide qui est tout autre chose qu’un accompagnement. Sublime ! Que n’a-t-on proposé à Sandrine Piau d’enregistrer l’intégralité des Nuits d’été !!! Dans cet album, les liaisons, la différence entre les « é » et les « è », tout est mis au service du chant, et c’est avec ravissement que l’on goûte la manière dont les détails s’inscrivent sans la moindre affectation dans le mouvement général de chaque mélodie.

BERLIOZ : La Damnation de Faust
John Irvin (Faust) – Christopher Purves (Méphistophélès) – Karen Cargill (Marguerite) – Jonathan Lemalu (Brander). London Philharmonic Choir, Members of the London Symphony Chorus, London Youth Choirs, London Philharmonic Orchestra, dir. Edward Gardner
2 CD LPO 0128
(enregistré sur le vif en 2023, publié en 2024)
Trois chanteurs sans style, une direction pataude, une prise de son cotonneuse. À éviter.

BERLIOZ : Les Nuits d’été – Harold en Italie
Michael Spyres, ténor. Timothy Ridout, alto. Orchestre philharmonique de Strasbourg, dir. John Nelson
1 CD Erato-Warner 5054 1971 96850
(enregistré et publié en 2022)
L’une des rares versions récentes des Nuits d’été chantées par une voix masculine avec celles de Stéphane Degout en compagnie de François-Xavier Roth (Harmonia mundi), et Ian Bostridge en compagnie de Ludovic Morlot (SSM). Désormais baryténor, Michael Spyres réussit l’exploit de chanter dans les tonalités d’origine (Le Spectre de la rose en si majeur par exemple, Sur les lagunes en fa mineur). Il fait ce qu’il veut de sa voix, qu’il détimbre au début d’Au cimetière pour ensuite jouer de la technique mixte, et retrouver des accents plus éclatants dans L’Île inconnue. Ces Nuits d’été remettent en cause toute la discographie.
Harold en Italie, qui complète ce nouvel enregistrement, surprend moins, mais la direction fluide de John Nelson donne un bel allant à la partition.
